Portage salarial ou statut de travailleur indépendant ? Pourquoi le portage ? Il n'existe pas aujourd'hui, dans la législation, de statut permettant d'exercer ponctuellement en indépendant, ou de tester ses capacités d'entreprendre, sans créer une société. Pourtant, de plus en plus de salariés souhaitent s'ouvrir à d'autres modes de collaborations. En travaillant comme consultant, à temps plein ou à temps partiel. Le portage salarial, dont le concept a été mis en place en France en 1985, devrait figurer dans la seconde loi Dutreil . Une "nouvelle forme d'activité économique" qui apporte un peu de souplesse aux entrepreneurs et aux consultants. Idéale pour les solos allergiques aux formalités ? Travailler à son compte en étant salarié. Jusqu'en 1985, travailler en indépendant sans être immatriculé comme tel relevait du système D. Pour facturer des travaux - étude, rédaction de projet ou graphisme -, il fallait passer par des sociétés amies. Avec les délais de paiements que cela suppose. Le portage salarial simplifie la procédure. La société "porteuse" sert d'intermédiaire : c'est elle qui facture le travail effectué par le consultant ou le solo, et leur reverse un salaire, moins une commission. Mieux, elle peut embaucher un indépendant pour la durée d'une mission, en signant un contrat avec l'entreprise cliente. Nous pouvons même vous proposer des contrats de missions chez nos clients. Les atouts et les inconvénients. Une CONVENTION DE PORTAGE lie le consultant et la société de portage. Celle-ci apparaît comme prestataire auprès de l'entreprise cliente. C'est elle qui facture la prestation et verse le salaire, déduit des charges sociales et des frais de gestion. Ces frais varient de 5 % à 15 %. Tous les aspirants à l'indépendance et à la création d'entreprise nourrissent une certaine crainte au moment du grand plongeon. Une appréhension qui, pour certains d'entre eux, peut s'avérer rédhibitoire et les empêcher de se lancer. Pour eux, comme pour ceux qui ne souhaitent pas être submergé par la paperasse liée à toute forme de création de société, ou tout début d'activité d'une profession libérale,le portage salarial est une formule tentante. Et plus de 30 000 professionnels profitent actuellement de ce système. Prendre le temps de comparer. Cette question, toujours en suspens, peut donc faire réfléchir ceux qui souhaitent se lancer dans l'aventure de l'indépendance salariée, comme peut rebuter le coût du portage. Car, pour une période longue, entre les formules d'entreprises individuelles et les aides, notamment fiscales, liées à la création d'entreprise, il n'est pas du tout certain que le coût d'une vraie création soit plus important que celui du portage. En revanche, il est une position où ce dernier s'avère largement plus intéressant que toutes les autres formules connues : il s'agit des cas de travail indépendant partiel. Que ceux qui le pratiquent soient déjà salariés et souhaitent faire quelques heures de consulting supplémentaires, qu'ils soient chômeur indemnisé, ou très impliqués dans leurs travaux, le portage reste la meilleure solution. A condition que les chercheurs d'emploi qui travaillent en indépendants ne dépassent pas, avec leurs nouveaux revenus, 70% de leur ancien salaire, ils continueront à toucher des indemnités, certes allégées d'une partie de leurs revenus de simili indépendants. Une forme d'activité à temps partiel qui est d'ailleurs largement encouragée par l'ANPE. Alors à vous de décider. |